Déserts Marocains

Objectif : randonner dans l’Anti-Atlas marocain entre désert de pierre et dunes de sable. Pour les cruciverbistes et dans l’ordre : reg et erg.

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Arrivés à Marrakech à 10h du matin, nos guides sont là pour nous accueillir. Un petit tour au cœur de la « ville rouge » pour nous imprégner de son atmosphère, acheter des cartes postales et de l’eau en bouteille et nous voilà partis sur la route du Tichka, col qui traverse la barrière de l’Atlas. Passé Ouarzazate nous arrivons juste à temps pour la visite du Ksar d’Aït Benhaddou, ville fortifiée, patrimoine mondial de l’Unesco depuis 1987. Le soleil est déjà sur le point de disparaître. La lumière est magique et donne des reflets dorés à cet ensemble architectural d’un autre temps.

LAMosquée    talouet

Le lendemain nous rejoignons Kelaat M’Gouna , capitale de la vallée des roses et ville-étape vers les pistes du Sud. Elle doit son nom au massif de l’Ighil M’Goun (4071 m), encore enneigé à cette saison. C’est là, au bord de l’oued Dadès, que nous attendent nos muletiers pour le trek dans le djebel Shagho…

Durant 4 jours nous marchons loin de tout, entre plateaux desséchés, villages isolés, gorges profondes et cols venteux. Nous croisons de nombreux nomades, de la tribu des Aït Atta, avec leur cheptel de chèvres et de moutons. Ces tribus nomadisent depuis la nuit des temps entre les plaines désertiques du sud en hiver et les plateaux du Haut Atlas en été, broutant ce que la nature sauvage leur donne, vivant sous tente et sans confort. Etonnés, nous apercevons, en ces régions montagneuses, quelques groupes de chameaux, croquant nonchalamment des touffes d’herbes sèches, signe que le désert n’est pas très loin. Ces chameaux servent traditionnellement aux nomades d’animaux de bât pour le transport des tentes et du matériel de cuisine lors de leurs déplacements.

Plus loin quelques tentes modernes sont dressées dans un replat entre deux sommets. C’est l’école des enfants nomades. L’enseignante du lieu, en route pour rentrer chez elle (2h30 de marche) nous fera l’honneur de partager notre repas et de répondre à la curiosité des enseignants qui nous accompagnent.

Le souvenir le plus marquant sera cependant la dernière nuit passée sous tente. Un blizzard terrible a soufflé toute la nuit, nous faisant craindre de nous envoler. Il a obligé nos guides à se relever plusieurs fois pour caler les sardines avec de grosses pierres. Mais tout ce matériel a tenu bon et nous aussi ! Un dernier col, une descente à travers des troupeaux de chèvres et nous voici arrivés en plaine. Une dernière nuit en gîte, une douche bien méritée et notre bus est déjà là. En route vers les fameuses dunes de Merzouga ! Nous retrouvons la civilisation et les lieux touristiques, mais le détour en vaut la peine. Coucher et lever du soleil sur les dunes, balade à dos de chameaux, ombres et lumières sur ces dunes de sable doré nous feront oublier nos courbatures et nos cloques.

La route du retour est longue et ponctuée de gorges, rivières, cultures verdoyantes, kasbah, eau de rose et autres souvenirs à emporter ou à laisser sur place !?. Deux nuits à Marrakech vont nous laisser suffisamment de temps pour nous imprégner des senteurs et ambiances de cette ville très fréquentée et sa fameuse place Jmââ ElFna, où tout se fait et se défait entre la nuit et le jour.

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